Jeunesse abandonnée ?

Publié le par Anne Delacharlerie

Comme preuve des inégalités sociales en Nouvelle-Calédonie, quelqu’un m’opposait récemment la faible proportion de bacheliers kanaks. Cela m’amène à poser cette série de questions, histoire de comparer ce qui est comparable.

De quand date l’entrée d’un premier jeune kanak au lycée ? Peut-on faire un parallèle avec l’entrée des jeunes filles au lycée dans l’Hexagone au siècle dernier ? Avec d’autres populations socialement et/ou culturellement défavorisées aujourd’hui ?

Quel est le niveau d’éducation des populations autochtones en Polynésie Française et à Wallis et Futuna ? Et en Australie et en Nouvelle-Zélande ? Et dans les petits états indépendants du Pacifique comme les îles Salomon, Fidji ou le Vanuatu ?

Par ailleurs, combien d’écoles primaires, de collèges et de lycées ont été construits des années 1990 à aujourd’hui, et où ? Beaucoup ! Et dans toutes les provinces. A chaque fois que je me rends sur le Caillou, j’entends parler d’un établissement ou d’un autre que je suis incapable de placer sur une carte du Territoire.

Alors, oui, tout n’est pas parfait. Ces hordes d’adolescents ivres pillant et brûlant tout ce qui leur tombe sous la main depuis 10 jours sont un échec collectif pour la société calédonienne tout entière. Mais il est faux de dire que les pouvoirs publics les ont totalement abandonnés.

Jeunesse abandonnée ?
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