D'autres vies piétinées

Publié le par Anne Delacharlerie

Suite à cette affaire qui a tant défrayé la chronique en Nouvelle-Zélande, une commission d’enquête a été lancée. Elle a récemment rendu ses conclusions, dont certaines, malheureusement, peuvent s’appliquer à d’autres systèmes judiciaires et de protection sociale de par le monde.

On peut lire par exemple :

La famille des trois enfants Phillips avait averti à plusieurs reprises les autorités que les enfants étaient en danger avant que leur père ne les emmène une deuxième fois dans la brousse de Marokopa, mais une enquête publique a révélé que ces appels à l'aide avaient été minimisés, ignorés et, dans certains cas, n'avaient même jamais été lus.

Ou bien encore :

Les inquiétudes exprimées par la famille maternelle « ont souvent été minimisées, considérées comme relevant d'un conflit parental ».

C’est là tout l’art de la manipulation : l’inversion.

Et quoi de plus facile pour le ou les manipulateurs que de rendre suspects ceux-là même qui alertent et crient dans le désert, et pour ceux qui pourraient faire quelque chose, de s’abriter derrière un soi-disant conflit familial pour ne rien faire ?

Et puis un jour, des faits plus graves se produisent, les masques tombent, le ou les manipulateurs se trahissent, et la vérité éclate.

Parfois trop tard… mais pas toujours !

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