Lettre à mes parentes et mes amies fâchées avec leur balance

Publié le par Anne Delacharlerie

Chères toutes,

Il y a 16 mois, j’ai eu un choc désagréable en montant sur la balance.

Pour la énième fois de mon existence, je me suis donc inscrite en ligne à Weight Watchers pour entamer avec leur aide le classique régime amaigrissant hyperprotéiné, pauvre en graisses, en sucre et en féculents, recommandé par une grande partie du corps médical.

Déprimée à l’idée de ce qui m’attendait (perdre difficilement quelques kilos, lutter pour ne pas les reprendre, et… finir par les reprendre quand même, plus un ou deux !) je me suis alors souvenue du film  Fat: a documentary vu par hasard quelques mois plus tôt dans un avion. Je l’ai recherché sur la Toile, mais il était encore payant, et le "Tube" m’a alors proposé un autre documentaire, gratuit celui-là : Fat Fiction.

Au point où j’en étais parvenue dans ma relation avec la nourriture, et avec ma balance, j’avais tout à gagner à tenter une autre approche, donc j’ai voulu essayer d’appliquer les conseils donnés par les médecins interviewés dans le film. Je me suis mise à manger des œufs, du fromage et du jambon au petit-déjeuner, et j’ai ajouté du beurre, de la crème fraîche, de l’huile d’olive... à mes autres repas.

Et à ma grande stupéfaction, ma courbe de poids s’est immédiatement orientée à la baisse. En quelques jours j’avais perdu plusieurs kilos.

J’étais encore dans le délai de rétractation légal, alors j’ai arrêté l’abonnement à Weight Watchers.

Et j’ai continué à manger de cette façon. Ma courbe de poids étant toujours orientée à la baisse, ma curiosité a été aiguisée et j’ai commencé ensuite à explorer la question du jeûne intermittent. Je continue à ce jour, mais c’est une autre histoire.

16 mois plus tard, j’ai perdu plusieurs points d’IMC, mon taux de cholestérol qui se rapprochait dangereusement du seuil où votre médecin traitant vous prescrit des médicaments, est redescendu à la limite supérieure acceptable (oui, en mangeant deux œufs par jour, c’est bizarre mais ça s’explique !) et allégée d’un bon paquet de kilos, je me suis remise à la course à pied que je ne pratiquais plus, mes genoux n’appréciant pas le traitement. Objectif (qui devrait encore me prendre plusieurs mois) : atteindre un IMC de 25, celui du poids « normal ».

Si vous avez le temps de regarder le documentaire Fat Fiction, vous verrez par vous-mêmes que ces gens ne cherchent pas à nous vendre quoi que ce soit, et vous entendrez certains médecins parler du dogme du « low fat » comme d’un énorme scandale sanitaire. J'ai été convaincue et c'est la raison pour laquelle je vous écris, pour tenter de vous convaincre d’essayer vous aussi pendant quelques temps au moins, de manger comme moi pauvre en glucides et nettement plus riche en lipides, pour voir ce que cela vous fait à vous.

Au point où j’en étais, je n’avais rien à perdre. Vous non plus peut-être ?

Vous essayez et on en reparle ?

Anne

PS : pauvre en glucides… jusqu’à un certain point ! Le carré de chocolat après le repas du soir n’est pour moi pas négociable, pas plus qu’un peu de pain chaque jour.

Lettre à mes parentes et mes amies fâchées avec leur balance

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